Le fonds annuel de 4 millions de dalasis destiné aux personnes handicapées en Gambie fait l’objet d’un examen minutieux par le Parlement, les législateurs exigeant des précisions sur les bénéficiaires, les montants versés et des preuves de l’utilisation de ces fonds.
Le gouvernement gambien alloue chaque année 4 millions de dalasis au Fonds National pour les Personnes Handicapées depuis 2024.
La question a fait l’objet d’un examen approfondi à l’Assemblée Nationale mercredi, lorsque la ministre du Genre, de l’Enfance et de la Protection Sociale, Mme Fatou Kinteh, a répondu aux questions concernant la mise en œuvre de la Loi de 2021 sur les Personnes en Situation de Handicap.
La ministre Kinteh a indiqué aux députés que cette allocation avait été utilisée pour soutenir des organisations de personnes en situation de handicap, notamment le Conseil Consultatif National pour les Personnes en Situation de Handicap et la Fédération des Personnes en Situation de Handicap de la Gambie, ainsi que des programmes conçus en faveur des personnes handicapées.
Toutefois, cette explication a suscité de nouvelles questions de la part des députés qui souhaitaient obtenir des détails précis sur l’utilisation de ces fonds.
Le député de Kiang West, M. Lamin Ceesay, a exigé les registres de décaissement et les justificatifs de dépenses, tandis que le député de Sami, M. Alfusainey Ceesay, a demandé des informations indiquant, par région, les personnes en situation de handicap et les organisations ayant bénéficié de ces fonds.
Les députés ont également interrogé la ministre sur les modalités d’accès à ces fonds et sur la manière dont les personnes et les organisations éligibles deviennent bénéficiaires.
Mme Kinteh a déclaré ne pas disposer des chiffres détaillés à ce moment-là, mais a indiqué que ces informations pourraient être fournies à l’Assemblée dans le cadre d’une réponse complémentaire.
Elle affirme que des progrès ont été réalisés dans la mise en œuvre de la loi, notamment la création du Conseil Consultatif National et de son secrétariat, l’extension des services de réinsertion et la fourniture d’aides techniques.
Mais les législateurs demandent désormais les listes des bénéficiaires, les chiffres relatifs aux versements et les pièces justificatives, déplaçant ainsi l'attention de la mutation des fonds vers la manière dont ceux-ci ont effectivement été utilisés.