Le gouvernement a admis qu’un manque de liquidités a causé un retard dans le décaissement des fonds devant couvrir les dépenses publiques des ministères, départements et agences publiques. A cet effet, ces ministères, départements et agences publiques ne sont aucunement en mesure de s’acquitter de leurs obligations financières, que le gouvernement envisage désormais d’introduire dans le budget de 2027.
Mr Mod K. Ceesay, ministre du commerce, de l’industrie, de l’intégration régionale et de l’emploi, a fait cette révélation à l’Assemblée Nationale alors qu’il répondait au nom du ministre de l’économie et des finances aux questions des législateurs lors du débat sur les prévisions du budget de 2027.
Mr Ceesay a déclaré aux législateurs que certaines dépenses publiques avaient été approuvées dans le budget national mais avaient été impayées en raison du fait que les fonds n’avaient pas été disponibles lorsque les décaissements avaient été dus.
“Il s’agissait de dotations de fonds et de lignes budgétaires examinées et approuvées par cet Auguste Assemblée Nationale,” a-t-il ajouté.
Il a soutenu que le retard dans le décaissement de ces fonds ne signifiait en aucun cas que le gouvernement pourrait se permettre d’ignorer ses présents engagements financiers, insistant que les dotations légitimes doivent être identifiées et satisfaites.
“Il serait bien trop convenable d’ignorer nos engagements financiers comme s’ils n’avaient jamais existé,” a-t-il déclaré aux législateurs.
Le ministre a déclaré qu’une provision particulière a été insérée dans les prévisions du budget de 2027 en vue de régler les arriérés des ministères, départements et agences gouvernementales et s’acquitter du paiement de la dette publique.
Cependant, il a précisé que les réclamations impayées seront les premières examinées, validées et auditées, et ce, en vue de déterminer leur légitimité avant autorisation de paiements.
Il a ajouté que le gouvernement prévoit également le renforcement des mécanismes de supervision et de gestion de fonds afin de garantir une meilleure harmonisation des obligations financières avec les ressources financières disponibles et empêcher une accumulation supplémentaire d’arriérés.
“Ces retards pourraient avoir des implications pour les entreprises spécialisées dans les livraisons d’articles et de fournitures ainsi que dans les prestations de services aux institutions publiques, car les factures impayées pourraient avoir un effet sur leurs flux de liquidités et leur capacité à couvrir leurs frais de fonctionnement.”
Toutefois, le ministre n’a pas dévoilé le nombre de fournisseurs ou d’entrepreneurs concernés, les montants qui leur sont dus ou la période de temps qu’ils avaient du patienter pour leur paiement.
Le gouvernement a également manqué de fournir un chiffre exacte sur les arriérés en souffrance ou un calendrier pour le règlement de toutes les dettes publiques.
Ces révélations du ministre du commerce, de l’industrie, de l’intégration régionale et de l’emploi entraînent des questions sur la capacité du gouvernement à s’acquitter du paiement de ses obligations financières, et ce, tout en veillant à ce que les moyens financiers conséquents soient disponibles pour les dépenses futures.
Dans la mesure où les législateurs examinent les prévisions du budget de 2027, la provision préposée au règlement des arriérés en souffrance testera la détermination du gouvernement à s’acquitter de ses dettes et à améliorer la gestion des fonds publiques.