Le président Adama Barrow a révélé que le ministre chargé des Ressources Foncières, de l’Administration Régionale et des Affaires Religieuses avait été le premier à lui exprimer son désaccord concernant la signature d’un ‘’accord de trois ans’’ avec les partenaires de la coalition électorale de 2016. Selon cet accord, le président Barrow ne devait rester au pouvoir que pendant une période de trois ans en cas de victoire à l’élection présidentielle de 2016. Mr Hamat Bah avait plutôt conseillé au président Barrow d’aller au terme de son mandat constitutionnel s’il était élu à la magistrature suprême de la Gambie.
Le leader gambien a fait cette déclaration lors de sa rencontre annuelle avec les Guides et Chefs Spirituels de la Communauté Musulmane à la Résidence Présidentielle à Banjul vendredi.
Ont pris part à cet évènement l’Imam Ratib de Banjul, Cherno Mass Kah, le président du Conseil Islamique Suprême, Essa Darboe, ainsi que d’autres vénérables personnalités.
Le président Barrow s’est penché sur la destinée et la nature de son leadership. Il a mentionné le long règne de Sir Dawda Jawara, qui a présidé aux destinées du pays pendant 30 ans, et Yahya Jammeh, qui a régné pendant 22 ans. Il a contrasté ces deux longues périodes avec sa propre présidence, qui n’était censée durer que trois ans mais qui a persisté une décennie, avec des ambitions pour un nouveau mandat.
Le président Barrow a révélé sa foi concernant l’origine de son leadership. Il est fermement convaincu que son élection est due à la bonté divine car il n’y a que Dieu seul qui a le pouvoir de choisir les leaders. Et Dieu choisit un seul leader à la fois.
Il a donc exhorté les Gambiens à élire des leaders qui mettent l’intérêt national au-dessus du gain personnel.
Le président Barrow a fait ces remarques dans un contexte politique marqué par des discours sur le leadership, la gouvernance, et l’avenir de la Gambie.
Le président Barrow a révélé qu’il a été informé par ses technocrates des préoccupations du Fonds Monétaire International (FMI), qui exhorte son administration à ralentir les dépenses publiques dédiées aux projets de développement.
Le président Barrow a réitéré son attachement sans faille au développement national. Il a annoncé qu’il est prêt à prendre d’énormes risques sur le plan financier si nécessaire pour stimuler le développement de la Gambie, et ce, dans le meilleur intérêt du peuple de la Gambie.
Il a insisté que les investissements favorisant le développement de la Gambie sont la plus grande priorité de son gouvernement.
Il a déclaré qu’aucun effort ou investissement ne sera épargné dans le cadre du développement socio-économique de la Gambie.
Le président Barrow a réaffirmé sa promesse de l’avènement au cours de son mandat d’une Gambie où le niveau de vie de tous les Gambiens sera considérablement rehaussé grâce à un accès décent à l’électricité, à l’eau potable et à une éducation de qualité pour tous.
Sheikh Alhaji Essa Darboe, the président du Conseil Islamique Suprême de la Gambie, a exhorté les Gambiens à maintenir la discipline et les qualités morales démontrées durant la période de Ramadan. Il a demandé aux Gambiens d’éviter les discours de haine et calomnies.
Sheikh Darboe a, au cours de son discours lors de la rencontre annuelle du président Barrow avec les Guides et Leaders spirituels de la Communauté Musulmane, mis un accent particulier sur l’importance pour le peuple de la Gambie de rester unis, de se soutenir mutuellement, et de coexister pacifiquement. Il a plaidé pour la préservation de la paix et de la quiétude qui prévalent dans le pays en ce moment.
Il a poursuivi son discours pour plaider l’entente et la cordialité entre les Gambiens car les insultes et les calomnies sont des comportements contraires aux enseignements de l’Islam.
L’Emir de la Communauté Musulmane Ahmadie en Gambie, Baba F. Trawally, a demandé à tous les Gambiens de maintenir la paix et l’unité dans le pays pendant et après le Ramadan.
Il a également souligné l’importance de la paix, qui n’est pas uniquement l’absence de conflit, mais également le règne de la justice, du dialogue, et du respect mutuel.
Il a appelé les citoyens de la Gambie à résoudre leurs désagréments par le dialogue et à être des ambassadeurs de la paix dans leurs communautés et sur les plateformes en ligne.