Hassan B. Jallow, le président de la Cour Suprême de la Gambie, a plaidé dans l’intérêt de l’unité nationale pour un scrutin apaisé lors de l’élection présidentielle de décembre 2026. Selon le président de la Cour Suprême, la démocratie est la manifestation de la voie du peuple exprimée à travers des élections libres et transparentes.
Il s’agit d’élire nos représentants, d’évaluer leurs performances, et de donner aux citoyens leur mot à dire sur la scène politique nationale, » a-t-il déclaré.
Le président de la Cour Suprême a fait cette déclaration lors du troisième Dialogue National organisé au Centre de Conférence International Sir Dawda Kairaba Jawara à Bijilo. Le thème du dialogue de cette année était plus que pertinent : ‘L’exploitation du Capital Humain et des Ressources Infrastructurelles de la Gambie pour un Bond Collectif vers la Prospérité. »
Il a déclaré que les 12 prochains mois seront très importants pour l’avenir de la Gambie en raison des élections locales et nationales à venir. « Les citoyens auront l’opportunité d’élire leurs représentants, de façonner le paysage politique national et de demander des comptes à leurs leaders, » a-t-il déclaré.
Selon lui, le calendrier électoral publié par la Commission Electorale Indépendante (CEI) prévoit que :
- l’élection à la magistrature suprême du pays aura lieu le 5 décembre 2026
- les élections législatives auront lieu le 10 Avril 2027
- les élections municipales auront lieu le 22 Mai 2027
- et finalement les Élections municipales pour le poste de maire/président auront lieu le 26 Juin 2027.
Le président de la Cour Suprême a insisté sur le fait que les élections sont en effet la voie qui ouvre la porte qui conduit à la démocratie, la paix et le progrès.
Il a déclaré que les citoyens de la Gambie jugés aptes à exercer leurs suffrages universels et leur droit souverain à l’auto-détermination seront appelés à élire leurs représentants lors d’un processus électoral conduit par la Commission Electorale Indépendante (CEI), et ce, conformément à la Constitution de 1997 de la Gambie et aux lois électorales.
« Notre nation a accumulé une énorme expérience dans le domaine de l’organisation d’élections et de referendums depuis l’avènement de l’Independence en 1965, » a-t-il rappelé.
Il a poursuivi pour dire que les Gambiens se doivent d’en être fiers car ils ont prouvé leur habileté à organiser des élections libres et transparentes reflétant la volonté populaire.
Le président de la Cour Suprême a lancé un appel à tout un chacun: « Nous devrions – tous les citoyens, électeurs, candidats, partis politiques, la CEI, les medias et tous les autres, y compris le pouvoir judiciaire, qui ont un rôle à jouer dans ce processus – nous engager à veiller :
- à la tenue d’élections libres, transparentes et apaisées en conformité avec nos lois,
- à ce que le langage et les discours tenus lors des meetings politiques soient, bien que critiques, courtois, respectueux et sans animosité,
- à la promotion de l’unité et de la solidarité nationale, et ce, afin d’enrayer toute division tribale, ethnique, sociale ou religieuse,
- à éviter des actes qui pourraient troubler la paix sociale et inciter à la violence,
- à résoudre toutes les disputes pré et post-électorales de manière pacifique et légale. »
Il a exhorté toutes les parties prenantes du processus électoral, notamment les candidats, leurs sponsors et les medias, à aider les électeurs à faire des choix éclairés basés sur des sujets d’intérêt national.
« Je suis de la ferme conviction que nous pourrions, et que nous arriverons de cette manière à naviguer cette période importante de notre jeune démocratie, que nous en émergerons une nation une et indivisible comme nous l’avons déjà fait plusieurs fois dans le passé, que nous en sortirons parfaitement équipés pour atteindre notre destination finale : la paix, le progrès, et la prospérité nationale, » a-t-il galvanisé la nation.