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La saisie du cachet officiel du chef du village de Nyagen motivée par des considérations politiques, révèlent les observateurs

Apr 14, 2026, 1:01 PM | Article By: Par Jankey Ceesay 

Des groupes de la société civile, Gambia Participates et le Comité d’Observation des Elections, ont allégué que la saisie du cachet officiel du chef du village de Nyagen au cours de la présente période additionnelle de recensement électoral était motivée par des considérations politiques. Ces groupes ont prévenu que cette démarche risque d’aliéner des électeurs éligibles.

Dans un communiqué conjoint, les deux organisations de la société civile ont déclaré que leurs conclusions, soutenues par leur observation et les témoignages de tierces-partis, montrent que la décision de retirer le cachet officiel du chef de village était motivée par des considérations politiques dans la mesure où il n’a nullement été prouvé qu’il avait été abusivement utilisé.

Selon ces témoignages, à part les déclarations du chef de village selon lesquelles le tampon avait été confié à son fils, les autorités n’ont fourni aucune preuve concrète pour prouver les allégations selon lesquelles ces cachets avaient été abusivement ou illégitimement utilisés.

Ils ont remarqué que c’est une pratique courante dans de nombreuses communautés de la Gambie pour les chefs de village de confier leurs tampons officiels à des membres de leurs familles en raison de leur âge, analphabétisme ou handicap. Ils ont également insisté que la Constitution de la 1997 de la Gambie accorde aux chefs de villages et à leurs familles le droit de soutenir les parties politiques de leur choix.

Cette déclaration faisait référence à un communiqué du gouvernement prétextant que le cachet officiel du chef du village avait été saisi suite à une utilisation abusive. Cependant, ce communiqué n’a pas révélé la nature exacte de l’infraction commise.

Ces groupes de la société civile ont affirmé que la saisie du cachet officiel a de sérieuses conséquences pour le processus de recensement électoral dans le village de Nyagen, dans la mesure où un certificat provenant du chef de village est une exigence légale primordiale pour les villageois dépourvus de documentation officielle d’identité.

Ils ont soutenu que la confiscation du cachet du chef de village est un obstacle au recensement de nombreux résidents du village compte tenu du délai limite du processus de recensement électoral. A Nyagen, selon Kataba Alhagie Omar, l’un des centres de recensement le plus proche n’est ouvert que pour trois jours.

Faute de registration, ont affirmé ces organisations de la société civile, de nombreux citoyens seront exclus du vote lors de l’élection présidentielle de 2026, des élections législatives et régionales de 2027, et lors d’autres scrutins électoraux.

Selon ces organisations, cette démarche est injustifiée et probablement illégale. Elles ont déclaré que cette démarche pourrait équivaloir à une restriction du droit de vote et à une violation des droits constitutionnels, notamment le droit de vote et de se faire recenser.

Elles ont également observé que le gouvernement n’a fourni aucune preuve juridique prouvant que les certificats avaient été délivrés à des personnes inéligibles où que confier le sceau officiel à un membre de la famille est un acte illégal.

Ces organisations de la société civile ont insisté sur le fait que toute préoccupation relative à l’éligibilité des électeurs doit être adressée aux tribunaux d’appel, qui sont les seuls organes autorisés à arbitrer les litiges de ce genre suite à la publication de la liste électorale.

Ces organisations de la société civile ont recommandé le retour immédiat du cachet du chef de village afin de faciliter le recensement électoral des résidents du village. Elles ont également exhorté l’utilisation des voies juridiques appropriées pour la résolution des disputes, et ont renouvelé les appels pour la mise en œuvre des reformes permettant de supprimer la demande de certificat des exigences de la Loi Electorale.

En outre, elles ont recommandé la prise de mesures adéquates pour rendre les cartes nationales d’identité plus accessibles et abordables, et ce, tout en exhortant la commission électorale à prolonger la période de recensement électoral dans les zones concernées aussitôt que la situation sera résolue.

En guise de conclusion, ces organisations de la société civile ont déclaré que le droit de vote doit être sauvegardé en tout temps et en tout lieu et ont prévenu contre tout acte autoritaire émanant des autorités gouvernementales qui pourrait entraver la participation des populations à la vie démocratique de la nation, notamment dans les communautés rurales.