Société: Le désarroi des agriculteurs du centre du pays face à l’invasion des hippopotames

Monday, January 08, 2018

Ils sont littéralement désemparés. Travailler toute une saison et se retrouver dans cet état, où ne sachant à quel saint se vouer, tel est le sort des paysans du centre du pays. Ces riziculteurs du village de Ndokey, district de Niani, dans le centre du pays (CRR), signalent l’invasion des hippopotames dans leurs champs, causant d’énormes destructions en terres agricoles basses.

Ils ont longtemps protesté et demandé de l’aide aux autorités dans le passé. Mais cette fois-ci, leur inquiétude est d’autant plus justifiée que le nombre de ces monstres ravageurs a considérablement augmenté. 

Dans une interview avec The Point, Alkalo Eliman Njie, dignitaire dans la localité, déclare que “cette invasion et destruction par les hippopotames de leurs rizières est  une situation terrifiante pour le village, parce que les rizières étaient auparavant touchées par de fortes inondations”.

“Cependant, le peu qui restait dans les champs a été également ravagé par les hippopotames, s’inquiète-t-il.

 Il souligne que dans le passe, ils ont subi des destructions par les hippopotames.  Mais que cette année a été la pire, 80% des fermes ont été détruites par les fortes pluies, les incursions de singes et d’hippopotames.

L’une des explications de cette invasion des hippopotames est imputée à la forte marée de cette année. Selon lui, en raison du niveau de mer, les mastodontes  se rendent facilement  dans les champs pour dévorer.

Ce dignitaire de suggérer au gouvernement de moderniser le site agricole ou de creuser un fossé entre la rivière et les rizières afin d’empêcher les hippopotames d’accéder à leurs zones agricoles.

Une autre habitante du village, Jalika Keita, paysanne de narrer que la destruction des rizières est devenue la principale préoccupation de la communauté.  Les hippopotames ayant détruit ses huit parcelles de riz où elle a dépensé beaucoup d’argent, entre autres pour défricher, labourer et fertiliser.

Elle fait savoir que la zone est une zone de riziculture par excellence. Ses habitants en dépendent fortement.

Mme Keita de renchérir, “en dehors de l’agriculture, nous n’avons aucune source de revenus pour nourrir nos familles. Si les hippopotames nous empêchent de cultiver du riz, alors notre avenir pourrait être hypothéqué. “

Mariama Jallow d’emboucher la même trompette, “le cauchemar est devenu terrifiant, difficile pour nous, puisque nous avons mis tous nos espoirs sur la culture du riz comme notre principale source d’aliments et de revenus”, ajoute-t-elle.

 Keita et Mariama Jallow tous deux soulignent l’ampleur du dégât et des préjudices subis, non sans mentionner qu’en dehors des activités agricoles, elles n’avaient aucune autre source de revenus.  Leur saison et compromise, elles appellent à l’aide de l’Etat afin de lutter contre cette menace dans la région.

 En réponse, les autorités locales indiquent que ces animaux sont protégés par les règlements, qu’il est défendu de les tuer.  Il urge de trouver des mesures pour remédier à la situation, parce qu’en tant qu’agriculteurs leur vie et revenus en dépendent indiquent ces populations.

Author: Image d’illustration