Société: l’augmentation des tarifs du transport en commun ne rencontre pas l’assentiment des passagers

Friday, December 22, 2017

Après le boulot, la cohue. C’est ainsi que peut se résumer le quotidien de nombreux travailleurs gambiens. La lutte effrénée pour le transport après une journée de travail à Westfield est frustrante pour les fonctionnaires. Ils accusent les conducteurs de transports en commun de les mettre dans une situation inconfortable. Ces travailleurs font savoir que la situation les force désormais à végéter pendant de longues heures sur la route avant de trouver un véhicule pour rentrer.

Cette augmentation affecte significativement  les travailleurs qui payaient auparavant trois tarifs avant d’arriver à destination. Ceux  qui viennent de Brikama, à quelque 46 km de la capitale, Banjul pour aller travailler à Serrekunda et dans d’autres grandes villes affirment que la situation les affecte sérieusement compte tenu de leurs maigres salaires qui sont grignotés par les tarifs du transport.

La plupart d’entre eux prennent les transports en commun pour se rendre au travail. Les conditions font qu’ils arrivent tardivement au travail.  L’étroitesse de la seule autoroute menant à Serrekunda ou Banjul et d’autres zones aux heures de pointe est également  indexée.

Les routes gambiennes sont exiguës et pendant les heures de pointe, les bouchons sont de plus en plus intenables. Le système de transport dans ce pays  de 1,8 million d’habitants est loin d’être bien réglementé. “En fait, il faut parfois trois tarifs avant d’arriver à Brikama”, déplore un  passager.

Il y a six mois, le gouvernement avait annoncé une réduction des tarifs de transport à l’échelle nationale suite à la réduction des prix du carburant, mais de nombreux conducteurs avaient protesté contre cette décision.

La semaine dernière, le Ministre des Finances du pays, Amadou Sanneh, a présenté le budget annuel de 2018 à l’Assemblée nationale. L’augmentation salariale était l’une des principales attentes des fonctionnaires, mais cette mesure  ne comprend que les allocations comme le transport et le loyer.

“Nous travaillons également pour nourrir nos familles. Nous recevons normalement de l’argent pour acheter du carburant que pendant les périodes de pointe et quand est-il pendant les autres périodes ?», répond l’un des chauffeurs.

Author: Amadou Barry