Santé: Rapport sur le VIH/ SIDA en Gambie : 21 000 personnes vivent avec la pandémie dans le pays

Wednesday, January 17, 2018

Lors de la quatrième réunion trimestrielle du comité SIDA de la Région Ouest de Gambie, il a été révélé que 21 000 (soit un taux de prévalence de 1,16% de la population) personnes vivent actuellement avec le VIH/ SIDA en Gambie, dont 7 000 sont sous traitement. Les autres étant livrés à eux-mêmes. Présentant ce rapport a des agents du Ministère de la santé à Brikama, jeudi dernier, Lamin D. Njie, coordinateur régional du VIH / SIDA, a déclaré que l’année dernière son équipe a répertorié chaque mois les données dans tous les établissements de santé de la région de Banjul.

En octobre dernier, le bureau de l’ONUSIDA en Gambie organisait une consultation nationale sur le programme de rattrapage conjoint VIH / SIDA 2018-2021, du Plan d’urgence pour l’Afrique de l’Ouest et pour le Programme commun des Nations Unies. M. Njie, son coordonnateur a déclaré qu’à la suite de la suppression progressive du projet de la huitième phase du Fonds mondial, la Gambie a obtenu un autre projet de financement triennal qui sera mis en œuvre de 2018 à 2021.

Selon lui, le projet s’occupera des programmes de traitement, de soins et de soutien pour les personnes vivant avec le VIH avec des changements d’approche.

En 2013, l’ONUSIDA avait mis fin à ses activités en Gambie, prétextant des contraintes financières. Il aura fallu quelque deux ans pour la reprise de ses activités dans le pays.

Ebrima Sarr, membre de la coordination de lutte contre le SIDA a exprimé son inquiétude sur le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le pays. Il  craigne que les nouveaux contaminés soient exclus du programme de traitement, affirmant qu’ils doivent être traités si le pays veut parvenir à zéro nouvelle infection.

Mamoudou Keita, un membre du personnel du bureau du gouverneur et Haruna Badjie, le coordinateur régional de la protection sociale ont tous deux souligné la nécessité pour le comité de préparer un plan de travail qui leur permettra de lever des fonds pour la mise en œuvre de leurs activités.

En janvier 2007, l’ancien président gambien, Yahya Jammeh, affirmait avoir trouvé un remède contre le VIH / sida et l’asthme avec des herbes naturelles. Plus tard, il a ouvert un centre de traitement où on conseillait aux patients de cesser de prendre leurs médicaments antirétroviraux.

Malgré les inquiétudes de l’Organisation mondiale de la santé sur cette méthode non scientifique pouvant avoir des conséquences dangereuses, dont l’infection d’autres personnes par ceux qui pensaient avoir été guéris par la méthode, l’ancien président a poursuivi ses traitements jusqu’en décembre 2016.

L’agent de développement communautaire régional Wandifa Drammeh suggère que les radios communautaires dans la région fassent un plaidoyer dans la sensibilisation des communautés sur le test volontaire et la lutte contre la stigmatisation des personnes infectées.