Réintégration de la Gambie au sein du Commonwealth

Monday, February 12, 2018

Le monument Arch, à l’entreé de Banjul, l’une des cartes postales Gambie

Gambia is back ! Entendez, la Gambie est de retour ! Tel est l’un des slogans favoris de nouvelles autorités gambiennes. Depuis son arrivée au pouvoir, c’est le branle-bas de combat pour Adama Barrow pour sortir son pays de l’isolation. Après avoir réintégré l’AGOA, la Gambie réintègre le Commonwealth, l’organisation intergouvernementale composée de 53 qui, pour la plupart, sont d’anciens territoires de l’Empire britannique. Cela, après près de 5 ans que le pays l’avait quitté sous le règne de Yaya Jammeh.

Ce retour est avant tout un succès diplomatique à mettre sur le compte du régime d’Adama Barrow. Après quasiment cinq ans de rupture, la Gambie retrouve les 52 autres pays membres du Commonwealth qui ont en partage la langue de Shakespeare, autrement dit, la langue anglaise.

Cette organisation pourrait être un levier pour accélérer les réformes économiques du pays.

En effet, les pays membres de cette institution ont accès à des avantages économiques et politiques de taille. Elle fournit un soutien pour améliorer la compétitivité pour l’écoulement les exportations ou encore des règles d’immigration allégées à destination de la Grande Bretagne.

Cela, dans un pays où les émigrants jouent un rôle non négligeable. Un soutien économique aussi pour ce petit pays d’Afrique qui, faut-il le rappeler a une dette colossale à épurer à hauteur  de dollars, héritée du régime Jammeh.

Dans un communiqué, le gouvernement gambien se dit “heureux de réintégrer la famille Commonwealth et tient à remercier les 52 pays qui ont accepté son retour”

La Gambie avait rejoint cette institution anglophone en 1965, année de son accession à l’indépendance.

Pour rappel, l’ancien président Yaya Jammeh avait annoncé le départ de son pays de l’organisation en début octobre 2013, arguant que, “la Gambie ne fera jamais partie d’une institution néocoloniale”.