Rapport 2017 d’Amnesty International sur la Gambie

Thursday, March 01, 2018

L’organisation internationale de défense des droits de l’Homme, Amnesty International, a salué les mesures prises par le nouveau gouvernement gambien pour son engagement à réformer les lois répressives votées sous le président déchu, Yaya Jammeh. Elle encourage les nouvelles autorités à appliquer la loi comme sur les mutilations génitales féminines, encore très pratiquées dans le pays.

“Le nouveau gouvernement s’est engagé à réformer plusieurs lois répressives et à réformer les forces de sécurité. Des mesures ont été prises pour entamer un processus judiciaire de transition”, s’est félicité de prime abord, Amnesty dans son rapport de 2017 sur la Gambie.

D’après l’organisation, le 10 février 2017, le gouvernement a annulé le retrait prévu du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, qui avait été introduit par le régime du président Jammeh.

 Des mesures ont été prises pour entamer un processus de réforme constitutionnelle et de réformer des autres lois répressives mises en œuvre sous l’ancien président.

 Amnesty a noté qu’entre décembre 2016 et janvier 2017, des dizaines de prisonniers politiques et d’opinion ont été graciées.

 Parmi eux, des membres clés du premier gouvernement de Barrow comme Amadou Sanneh, actuel ministre des Finances et Ousainou Darboe, actuel ministre des Affaires étrangères et une dizaine d’autres personnes.

 La seule fausse note, d’après l’organisation, “les homosexuels continuent de faire l’objet de discriminations et de menaces, car en Gambie, homosexualité est considérée comme un délit.

 Une loi approuvée en octobre 2014, par exemple, impose des sentences comme l’emprisonnement à vie pour le délit “d’homosexualité aggravée”, a déclaré Amnesty dans son rapport annuel.

L’organisation ajoute que malgré des lois pénalisant les Mutilations génitales féminines, elles restent répandues dans le pays. L’avortement reste une infraction pénale, sauf dans les cas où la vie de la femme enceinte est menacée.