Ouverture de la session budgétaire 2017-2018: “Les Gambiens veulent connaître le salaire de leur président”, dixit Halifa Sallah

Tuesday, December 12, 2017

Dans son intervention à l’Hémicycle lors de l’ouverture de la session 2017-2018, en fin de semaine, Hon. Halifa Sallah s’insurge contre le fait qu’il n’y ait nulle part dans le budget où le salaire mensuel et les indemnités allouées au président Barrow figuraient.

Hon. Halifa Sallah, député de la circonscription de Serrekunda Centre soutient que les Gambiens ont impérativement besoin de connaître le salaire et les indemnités alloués à leur président.

Selon M. Sallah, Ce fait est en totale violation de la constitution de 1997. “Honorables députés, si nous regardons la dernière phase de l’analyse des dépenses ; j’ai regardé le titre qui mentionne le fonctionnement du bureau du président, je ne vois ni le salaire, ni les indemnités de ce dernier “, s’insurge-t-il. “ Et l’article 68 de la constitution est très clair. Il stipule que le président reçoit le salaire et les indemnités qui peuvent être prescrits par un acte de l’Assemblée nationale. Et, ce salaire et ces allocations ne doivent pas être modifiés. “

Il ajoute que l’article 72 de la constitution stipule également le salaire du vice-président et les Ministres. “Article 72, section 3, le (la) vice-président (e) a droit à une telle rémunération”. Pourquoi les ministres ont-ils révélé cela et pas celui du salaire du président? Qu’est-ce qui est responsable? “ A demandé le député de la circonscription de Serrekunda.

M. Sallah a soulevé le problème des fonctionnaires à faible revenu, en particulier les chauffeurs, en faisant valoir que l’écart salarial actuel est trop disproportionné, étant donné le coût élevé de la vie parmi. Cela, pense-t-il relève de défis intérieurs auxquels le pays est confronté.

Sallah a également exprimé sa préoccupation au sujet des indemnités de certains Ministères, alors que les secteurs tels que la santé, l’agriculture et l’éducation sont pas mal financés.

“Et, vous regardez les émoluments personnels, c’est une aberration. Les cas du Ministère des Affaires étrangères ou de la Présidence, ou regardons l’éducation de base; vous verrez que les traitements et indemnités prendront 141 millions dalasis. Vous vous rendez compte que ce qui restera sera de plus de 547 millions “, dit-il.

“Donc essentiellement, en regardant ce qui est devant nous; nous avons fait des ajustements pour pouvoir faire face aux réalités actuelles du pays. Mais les ajustements que nous apportons devraient nous permettre de nous projeter vers l’avenir afin de ne pas dépendre du soutien budgétaire externe”, recommande-t-il.

Source: Photo: Le député Halifa Sallah