Massacre de migrants en Gambie:le Ghana examine l’extradition de Yahya Jammeh

Thursday, May 31, 2018

C’est une lueur d’espoir pour les victimes. L’ancien président Yahya Jammeh est désormais dans le viseur de la justice ghanéenne. Selon nos informations, Accra est sur le point d’examiner une procédure pour l’extradition de l’ex dirigeant qui a régné pendant 22 ans à la tête de la Gambie. Cela, dans le cadre  du massacre en Gambie d’une cinquantaine de migrants dont des Sénégalais en 2005. Une nouvelle bien accueillie par l’Association nationale des victimes du régime Jammeh.

A défaut de pouvoir traduire l’ex dirigeant devant les tribunaux de leur pays pour le moment, les victimes gambiennes veulent croire qu’une extradition de Yayha Jammeh dans un autre pays de la sous région, où il existe une Justice qualifiée d’indépendante, loin des soubresauts qu’un éventuel procès contre Jammeh pourrait susciter à Banjul est possible.

L’information d’une éventuelle demande d’extraction du Ghana est d’un quotidien d’ACCRA, The Daily Graphic,  qui fait savoir que la procédure d’extradition est pour l’instant à l’étude. Le ministère des Affaires étrangères et le ministère de l’intérieur se penchent sur la marche à suivre et sur les implications juridiques et diplomatiques d’une telle procédure. Une fois leurs enquêtes terminées, Accra dira s’il donne suite ou non à cette affaire, indique t on.

Ces déclarations d’Accra ne sont qu’une réaction à la demande des familles des disparus et deux organisations non gouvernementales internationales dont Human Rights watch, Il y a deux semaines pour enquêter sur l’assassinat d’une cinquantaine de migrants, pris pour des mercenaires en Gambie en 2005. La majorité de ces ressortissants ouest africains étaient des Ghanéens,  deux Sénégalais, des Nigérians, des Ivoiriens et  des Togolais.

En Gambie, Les victimes de l’ancien régime réagissent avec satisfaction à cette annonce des autorités ghanéennes.  Ces victimes se veulent très réalistes en réaffirmant que leur pays n’est pas encore prêt pour juger Jammeh. Pour Baboucar Ndiaye, membre du bureau des victimes « cela n’est aune premier pas, une reconnaissance que leurs requête a été entendue par Accra. Et que Les victimes gambiennes sont prêtes afin de coopérer pour la fin de l’impunité dans cette affaire  », assure t il.