Le Parti Démocratique Sénégalais, (PDS) aux Elections de Février 2019 ?

Friday, September 14, 2018

Depuis quelques jours maintenant, la scène politique au Sénégal défile les chevronnés du milieu. Durant sa Première campagne électorale, Son Excellence le Président Macky SALL a milité et parcouru les coins les plus reculés du Senegal. Qui sont les acteurs actuellement dominants la Scène Politique Sénégalaise? Que sont leurs décisions? Que sont leurs Tactiques?

Selon Wikipedia:

‘Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS), est un parti politique sénégalais, généralement considéré comme d’inspiration libérale, fondé en 1974 par l’avocat Me Abdoulaye WADE. Il est membre du Réseau Libéral Africain et de l’Internationale Libérale.

Histoire

En 1974, Son Excellence Léopold Sédar SENGHOR, dirigeant de l’Union Progressiste Sénégalaise(UPS) et Président de la République depuis l’indépendance en 1960, décide en effet d’instaurer le multipartisme au Sénégal. Il avait longtemps résisté à cette idée expliquant qu’un pays en voie de développement avait plus besoin d’unité que de divisions. Échaudé par le bipartisme, SENGHOR a d’abord, en 1966, préféré absorber dans un nouveau parti, le Parti socialiste sénégalais (PS), son rival de toujours, le Parti du Regroupement Africain-Sénégal (PRA-S). Ce parti, interdit jusque-là, était celui de son ancien Premier Ministre et opposant, Mamadou DIA, emprisonné à partir de 1962 pour tentative de coup d’État, puis gracié en 1974. Le multipartisme voulu par le Président SENGHOR en 1974 est d’abord timide, se limitant à autoriser quatre formations politiques, dont le PDS dirigé par Me Abdoulaye WADE (qui fut l’avocat de Mamadou DIA).

Le successeur de Son Excellence Le Président Léopold Sédar Senghor, Son Excellence Le Président  Abdou DIOUF, ancien Premier Ministre, instaure, lui, en 1981 le multipartisme intégral, donnant l’occasion à plus de 70 partis politiques de s’enregistrer.

Échéances Electorales

Résultats aux Elections Présidentielles

Année   Candidat 1er tour 2e tour

Voix     %         Voix     %

1978 Abdoulaye Wade

174817  17,38 %           

1983 Abdoulaye Wade

161 067 14,79 %           

1988 Abdoulaye Wade

291 869 25,80 %           

1993 Abdoulaye Wade

415 295 32,03 %           

2000 Abdoulaye Wade

518 740 31,00 %            969 332 58,10 %

2007 Abdoulaye Wade

1 914 403          55,90 %           

2012 Abdoulaye Wade

942 327 34,81 %            992 556 34,20 %

Résultats aux Elections Législatives

Année   Parti     Voix     %         Sièges  Total

1978  PDS        17         / 100

1983 PDS     150 785 13,97 %            8          / 120

1988 PDS     275 552 24,74 %            17         / 120

1993 PDS     321 585 30,21 %            27         / 120

1998 PDS                 19,20 %            23         / 140

2001 Coalition Sopi   931 617 49,60 %            89         / 120

2007 Coalition Sopi   1 190 609          69,21 %            131       / 150

2012 PDS     298 846 15,23 %            12         / 150

2017 Coalition Wattu Sénégal 552095  16,67 %            19         / 150

Toujours selon Wikipedia:

‘Karim Meïssa WADE, né le 1er septembre 1968 à Paris, est un Homme Politique Sénégalais. Fils de l’ancien Président de la République Son Excellence Abdoulaye WADE, ce dernier le nomme en mai 2009 Ministre d’État, de la Coopération et des Transports, avant de quitter le gouvernement après la défaite de son père en 2012. Candidat malheureux à l’élection Municipale de Dakar en 2009, à un moment pressenti pour succéder à son père à la présidence, il est incarcéré à partir de 2014 pour enrichissement illicite et détournements de fonds et gracié en 2016 par le Président de la République tout en restant condamné à payer une amende. Il part alors en exil au Qatar. Après s’être présenté sans succès aux élections présidentielles de 1978, 1983, 1988 et 1993, Me Abdoulaye WADE décide de briguer à nouveau le mandat présidentiel en 2000. Fin 1999 Karim WADE rentre à Dakar et aurait participé activement à la campagne électorale. La victoire de son père à l’élection présidentielle de 2000 fait sortir Karim de l’anonymat [7] et la ressemblance physique avec son père, et se penchant sur ses goûts et sa personnalité. Le fils du nouveau Président retourne néanmoins à Londres où il est promu Directeur Associé, avec de substantiels avantages, au sein de UBS Warburg[6].

Il effectue de fréquentes navettes entre Londres et Dakar, puis décide en 2002 de s’installer au Sénégal pour travailler dans l’Administration de son père. Il est nommé Conseiller Personnel du Président de la République, chargé de la mise en œuvre de Grands Projets, tels que le futur Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) prévu à Diass, la restructuration des Industries chimiques du Sénégal (ICS) ou la mise en place d’une Zone Economique Spéciale Intégrée dans la capitale, devenant ainsi son ‘Homme de Confiance’, ‘son Expert Financier’, ‘son Watchdog’ – selon la formule de Me Abdoulaye WADE lui-même[6].’

 Le troisième protagoniste est décrit selon Wikipedia:

‘Madické Niang, né à Saint-Louis le 25 septembre 1953, est un avocat et un homme politique sénégalais. Ministre de la Justice dans plusieurs gouvernements, il est ministre des Affaires étrangères entre le 1er octobre 2009et le 3 avril 2012. Alioune Badara Cissé lui succède.

Biographie

Il naquît et grandit à Saint-Louis. Il suit sa scolarité au lycée Charles de Gaulle de St-Louis, fréquente un temps la Faculté de Droit à l’Université de Dakar, puis poursuit ses études de droit à Abidjan. Il s’inscrit au barreau de Dakar et compte parmi ses clients des entreprises telles que la Compagnie Sucrière Sénégalaise. Il devient un proche de Me Abdoulaye WADE, déjà un opposant politique très actif, lorsqu’il le défend dans l’affaire de l’assassinat du Maître Babacar SEYE[1].’

Les deux individus cités sont présentement dans un bras de fer médiatique pour sauver leur Parti Politique. Chacun compte sauvegarder les intérêts du PDS, avec comme fondateur le Me Abdoulaye WADE qui l’aura clairement cité dans ses communiqués de presse que Karim Meissa WADE et lui seul serait le candidat de son Parti pour les Elections de Février 2019. ‘

Il serait intéressant de noter qu’en politique, les acteurs changent souvent de camps et s’unissent selon les intérêts communs de leurs citoyens. Le 27 Août 2018, l’Ancien Ministre d’Etat sous Me Abdoulaye WADE, Farba SENGHOR fait comprendre qu’aucun candidat ne pourra battre la Coalition Benno Bokka Yakarr avec Macky en tête à cause du laxisme de l’opposition Sénégalaise dans son organisation. De son coté, Souleymane Nene NDIAYE, lui a rallié au Centre International de Conférences Abdou DIOUF le 29 Août 2018. Il est dans le camp de Son Excellence le Président Macky SALL. Abdoulaye BALDE quant-à lui est entré en négociation avec Son Excellence le Président Macky SALL pour remplacer Mme Aminata TALL au Conseil Economique et Social en vue d’une Alliance pour les élections de 2019. Le 9 Août 2018, Mr BALDE a tourné le dos sur un salaire de 9 Millions de F CFA/Par Mois en disant que son Parti, l’Union des Centralistes du Senegal (UCS) ne lui avait pas donné le Mandat nécessaire pour poursuivre l’alliance. Samuel A SARR , Ancien Directeur de la Senelec sous Me Abdoulaye WADE et Candidat aux Elections de Février 2019, se voit mêlé dans de sales draps avec le Dossier Judiciaire de la Société Africaine de Raffinerie du Sénégal (SAR). Il lui est demandé d’éclaircir les 9.5 Milliards de F CFA que la SAR a perdu lorsque de l’eau s’est introduite dans le Tanker de pétrole.  L’incident n’a pas été enregistré dans les Carnets de l’entreprise, chose qui alarma les autorités.

 Qu’adviendra-t-il le matin en Février 2019 lorsque les urnes seront ouvertes pour que les voteurs puissent exprimer leurs devoirs patriotiques ? Me Abdoulaye WADE va-t-il surprendre à nouveau pour figurer sur le fichier ou le Père du ‘Sopi’ va-t-il tourner le chapitre jusqu’aux prochaines élections en 2026, tant de faire le nettoyage : au sein du Parti et judiciairement pour que la candidature de Karim Meissa WADE soit acceptée.

Auteur : Mussa SALLAH