Gambie : Les journalistes gambiens condamnent l’attaque contre deux journalistes par des soi-disant partisans de Jammeh

Friday, July 12, 2019

Banjul, Gambie, 9 juillet (Infosplusgabon) - Le Syndicat national de la presse gambienne (GPU) a condamné l’attaque perpétrée, lundi, contre deux journalistes devant la Haute Cour de Banjul, par des soi-disant partisans de l’ex président Yahya Jammeh.

Selon un communiqué transmis, ce mardi, Modou Saidy de Fatu Network et Romain Chanson de Radio France Internationale (RFI) se trouvaient devant le complexe de la Haute Cour quand des supporters présumés de l’Alliance pour la construction et la réorientation patriotiques (APRC) se sont dirigés vers eux.

Leurs caméras ont failli être saisis et détruits par les supporters de l’APRC et M. Chason a failli être touché par une grosse pierre.

Les sympathisants de l’APRC étaient présents dans le complexe du tribunal pour témoigner leur solidarité au capitaine Yankuba Touray, un des fondateurs du parti qui est actuellement jugé pour le meurtre de Ousman Koro Ceesay, un ancien ministre des Finances sous la junte en 1995.

M. Touray était membre du défunt Conseil provisoire de gouvernement des Forces armées (AFPRC) qui a porté M. Jammeh au pouvoir en juillet 1994.

C’est la deuxième attaque contre les journalistes par des supposés supporters de l’APRC depuis un an. En août 2018, une équipe de reportage d’une station de radio et télévision gambienne a été agressée verbalement et physiquement par des supporters du parti durant les obsèques de Asombi Bojang, un proche de l’ancien président Jammeh.

Selon Mustapha K. Darboe, vice-président du GPU : “le syndicat est préoccupé par la fréquence des attaques contre les journalistes dans l’exercice de leur profession par des supporters des partis politiques”.

“Si l’on n’y met pas fin, cela pourrait justifier un blackout par les médias de toutes les activités des différents partis responsables de ces mauvais comportements”.

Le GPU dem

Banjul, Gambie, 10 juillet (Infosplusgabon) - Le président indien, Ram Nath Kovind, va se rendre à Banjul à la fin du mois de juillet 2019, a révélé l’ambassadeur de l’Inde en Gambie, M. Rajeev Kumar, à l’issue d’une audience que lui a accordée, mercredi, le Président Adama Barrow.

Il s’agit de la visite la plus en vue du chef d’État indien dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

La visite est motivée par ce que l’ambassadeur qualifie ‘’d’excellentes relations commerciales et bilatérales entre les deux pays. L’Inde et la Gambie, en tant que membres du Commonwealth, partagent une longue histoire de relations bilatérales remontant à l’époque coloniale’’.

‘’La visite montre l’importance que son pays attache aux relations avec la Gambie. L’Inde est la plus grande démocratie du monde et la Gambie est la plus jeune démocratie. Cette relation n’aurait pas pu être meilleure’’, a expliqué le diplomate.

Le commerce entre les deux pays avoisine les 190 millions de dollars américains par an. La Gambie bénéficie d’une forte présence d’entreprises indiennes. Une contribution majeure de l’Inde en matière d’infrastructures en Gambie est la construction de l’Assemblée nationale à Banjul par une société indienne financée par une ligne de crédit d’une banque indienne.

Le programme de renforcement des capacités constitue également un élément important de la coopération bilatérale entre les deux pays.

M. Kumar a déclaré, aux organes de presse au State House, que de nombreux Gambiens vont poursuivre leurs études supérieures en Inde, y compris des représentants du gouvernement.

‘’Récemment, 25 secrétaires permanents ont suivi des études au centre indien de bonne gouvernance à Mussoorie.

L’année dernière, 20 diplomates du ministère des Affaires étrangères avaient également suivi un programme de formation d’un mois’’, a-t-il ajouté, avant de souligner que cette visite serait une occasion pour les deux gouvernements de renforcer la coopération dans leur intérêt mutuel.

ande à tous les partis politiques d’éduquer et de sensibiliser leurs supporters afin qu’ils comprennent que les journalistes ne sont pas leurs ennemis.