Fait divers

Friday, February 02, 2018

Après le meurtre de Fatou Loum, sénégalaise établie en Gambie: inculpation d’un ancien officier de l’armée sénégalaise pour meurtre

La police gambienne a arrêté un certain Papa Ibrahima Haliloulaye Thiam, un ancien officier de l’armée sénégalaise radié en 1997. Il a été interpellé ce mardi avant d’être inculpé pour meurtre dans le cadre de l’assassinat de Fatou Loum, sénégalaise établie en Gambie, tuée à Kololi, dans la région de Banjul, il y a quelques jours.

C’est un meurtre qui défraie la chronique en Gambie. Depuis un certain temps, les crimes de ce genre sont rapportés dans la presse locale. Il y a de cela un mois, une femme ivoirienne a été tuée chez elle.

La victime, Fatou Loum, la vingtaine tenait un salon de beauté à Kololi. Ce mercredi 24 Janvier, elle a été retrouvée morte dans son salon.

Lors d’une  conférence de presse tenue au poste de police de Kotu hier, où le suspect a été présenté, le chargé des relations publiques de la police de Gambie (GPF), l’officier  David Kujabi a donné  plus de détails sur ce meurtre, rapporte la presse locale.

La dame avait été assassinée dans son salon de beauté à Kololi, on l’a retrouvée les mains et les jambes attachées avant qu’elle ne soit étranglée à mort, indique-t-on.

L’ex soldat de l’armée sénégalaise a été arrêté ce mardi, avant d’être inculpé pour meurtre en violation de l’article 187 du Code pénal gambien, révisé en 2009.

Le suspect est actuellement détenu par la police, dans le cadre de son enquête. Kujabi, d’ajouter que le suspect a affirmé qu’il était venu en Gambie en décembre dernier.

 Des proches du suspect qui ont requis l’anonymat affirment que durant son service, il a été dans les casernes militaires de Saint-Louis et de Casamance.

D’après la Police, “, la jeune fille lui a rendu visite à Serrekunda dans la matinée du 24 janvier 2018, pour des besoins de couture de ses vêtements.”

Le porte-parole de la police a ensuite expliqué que le suspect voulait voler Fatou Loum, et par conséquent, il l’a attaquée, l’a tenue au cou avant de la tuer sur le champ. Selon ce porte-parole, c’est bien après sa mort qu’il a décidé de lui attacher les jambes, les mains et de lui bâillonner la bouche.

“La police fait tout ce que nous pouvons. Nous patrouillons 24 heures/24 et nos services de renseignement sont partout “, a-t-il dit. “Je veux que le grand public prenne conscience, nous devons être prudents avec les gens que nous rencontrons, parce que la sécurité commence par vous-même.

L’enquête est toujours en cours.