Emigration clandestineL’Organisation internationale pour les migrations (l’OIM) face à l’épreuve des rapatriés gambiens

Wednesday, November 22, 2017

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) section Banjul a précisé que son institution fait face à d’énormes difficultés suite au rapatriement d’un groupe de migrants gambiens, lui poussant à recourir aux forces de l’ordre.

 Dans un communiqué de presse rendu public avant-hier, l’OIM informe que contrairement à ce qui est distillé, faisant savoir que la Police a arrêté et retiendrait des rapatriés dans ses locaux, elle est plutôt confrontée à d’énormes difficultés pour rendre ces migrants à leurs familles.

L’OIM indique qu’elle n’a aucun doute que la Police gambienne a réagi avec diligence pour leur venir en aide.

“En réponse à une telle attaque, l’OIM a été contrainte d’appeler la police gambienne afin de demander leur présence pour assurer la sécurité du personnel de l’institution”, indique le communiqué.

Nous publions ici le communiqué intégral de l’OIM :

“Un incident a eu lieu dans les locaux de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) le mardi 14 novembre entre 10h50 et 13h. Alors que la presse rapporte que certains rapatriés ont été arrêtés et détenus par la police, l’OIM voudrait préciser que les locaux de l’OIM ont fait face à un groupe de rapatriés insatisfaits de l’aide qu’ils ont reçue de l’OIM.

Le personnel de l’OIM a pris soin de répondre aux demandes de renseignements de ces rapatriés avec diligence et a fourni des informations détaillées sur le type d’assistance. En dépit des efforts déployés pour remédier à cette situation, après des explications détaillées, le groupe de rapatriés a commencé à afficher des attitudes violentes, jetant des pierres sur le bureau de l’OIM.

En réponse à une telle attaque, l’OIM a été obligée d’appeler la police gambienne afin de demander leur présence pour assurer la sécurité du personnel de l’OIM.

L’OIM n’a aucun doute que la police gambienne a réagi avec une diligence raisonnable.

L’OIM saisit cette occasion pour préciser que, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative conjointe EUTF-OIM sur la protection et la réintégration des migrants en Gambie, l’OIM a commencé à fournir une assistance à 1 500 Gambiens. Le but de cette aide à la réinsertion n’est pas de fournir de l’argent, mais plutôt un soutien en nature adapté aux rapatriés, par exemple en fournissant des services médicaux et psychosociaux, en s’inscrivant à des formations professionnelles, en orientant vers des offres d’emploi existantes. Une aide à la conception de plans d’activités viables, afin qu’ils puissent réintégrer la société de manière durable. L’assistance à la réintégration vise également à aider les rapatriés à reprendre leur vie en Gambie.

Cet appui comprend la fourniture de programmes de réintégration adaptés aux migrants vulnérables (tels que les enfants non accompagnés, les femmes ou les personnes nécessitant des soins médicaux) qui seront conçus en fonction des besoins individuels, notamment la recherche de leur famille, la réunification et le conseil psychosocial.

Auteur : Sanna Camara

Traduction : Amadou Barry