Dialogue sur la sécurité de la gestion inclusive dans les zones frontalières ouvert à Banjul

Thursday, September 06, 2018

Partners West Africa Senegal, une Institution établieà Dakar, Sénégal est actuellement en visite dans la Capitale Gambienne durant les 4 et 5 Septembre 2018 afin d’engager les parties prenantes grâceà sa ‘Théorie du Changement’ : ‘ Si nous renforçons les organisations de la société civile (OSC) et si nous engageons les Gouvernements et d’autres parties prenantes sur le rôle important des OSC dans toutes les étapes des processus décisionnels. ALORS nous renforcerons la gouvernance démocratique pour la Paix et la Sécurité.’Source :partnerswestafrica.org

Dans le cadre de son mise en œuvre du Projet financé par la USAID intitulé :  ‘Engagement de la Société Civile Pour la Paix en Casamance, Partners West Africa a organisé une rencontre a la Kairaba Beach Hotel, situéà Kololi en Gambie avec comme thème :

‘Gestion Sécuritaire Inclusive Dans les Zones Frontalières’- Mobilisation des Parties Prenantes‘

La cérémonie d’ouverture a réuni les Représentants du Gouvernements des Forces de Defense et de Sécurité et les Membres distingués du Corps Diplomatique, notamment : l’Ambassadeur de la Guinée Bissau Son Excellence Bailo CASSAMA, Son Excellence Fodé SECK, SecrétaireExécutif du SecrétariatSénégalo-Gambien, le Représentant de l’USAID, Moussa SOW, Les Représentants de la Société Civile Gambienne, le Président du Conseil d’Administration de Partners West Africa, Général Lamine CISSE ,la Présidente de la Plateforme des Femmes de la Casamance Pour la Paix et l’Ambassadeur du Sénégal en Gambie qui est aussi le Doyen du Corps Diplomatique, Son Excellence Professeur Saliou NDIAYE.

Ce dialogue de grande envergure nous a donné l’honneur et le plus grand plaisir de tenir un entretien avec le Général Lamine CISSE, Président du Conseil d’Administration de Partners West Africa – Sénégal.

‘Le Général Lamine CISSE, né à Sokone, est un soldat distingué dans les casernes et est très respecté en diplomatie et dans l’arène politique. Sorti en 1961 de l’Ecole militaire de Saint – Cyr avec le grade de sous-Lieutenant, il a mené une carrière exemplaire dans l’armée sénégalaise, couronnée en 1996 par le titre de Chef d’Etat-Major Général des Armées. Après sa retraite militaire, il est nommé Ministre de l’Intérieur. Il organise la première alternance démocratique survenue au Sénégal en 2000. Son sens du devoir et son tact lui valent d’être aussi sollicité hors de nos frontières. La communauté internationale lui a confié plusieurs dossiers sensibles, qu’il a pilotés avec succès.’ Source :partnerswestafrica.org

Veuillez trouver l’intégralité de l’entretien :

Tout d’Abord, Nous Vous Souhaitons une Bienvenue et un Excellent Séjour Général Lamine CISSE tout en vous remerciant pour vos efforts constants visant à établir la Paix, la Démocratie et le Développement Socio-Economique soutenable dans notre Région.

‘Merci.’

Mon General, Connaissez Vous La République de la Gambie en Dehors du Rôle que Vous Avez eu à y Jouer Comme Chef d’Etat-Major des Forces Armées du Sénégal ou Comme Ministre de l’Intérieur de la République du Sénégal.

‘Il est vrai que j’ai été le Chef d’Etat- Major Général des Armés du Sénégal et également Ministre de l’Intérieure et c’est à ce Titre que je venais souvent en Mission en Gambie. J’ai connu la Gambie bien sûr avant cela. Je suis venu très jeune en Gambie parce que ma propre mère est née en Gambie dans la Région de Georgetown. J’ai beaucoup d’oncles de tantes, de parents, d’amis en Gambie et donc je considère que c’est un pays qui m’appartient aussi. Je suis toujours heureux de venir en Gambie lorsqu’il y a des manifestations, des activités, des réunions. Je suis toujours preneur pour venir retrouver des parents à moi qui sont là. Je suis toujours content. Voilà, donc je connais bien la Gambie.’

Le Projet sur la Gestion Inclusive des Frontières est-il un Projet Innovateur ? En Quoi ?

‘Le projet inclus les populations ellesmême, la société civiles et tous les acteurs pouvant contribuer à installer durablement la paix au niveau des frontières.’

En Quoi Votre Projet de Gestion Inclusive Pourra-t-Il Contribuer au Maintien de la Paix en Casamance ?

‘La Casamance est un point important dans ce dialogue inclusif entre le Sénégal, la Guinée Bissau et la Gambie, c’est le ‘système des trois pieds de la chaise’. La ‘Plateforme des Femmes pour la Casamance’ fait partie des organisateurs de cet atelier, nous pensons donc que toute cette synergie pourra contribuer au maintien de la Paix en Casamance.’

Revenons sur la Définition que vous Avez Faite Tout à l’Heure des Frontières. La Frontière est-elle une Zone Conflictuelle ou une Zone d’Echange Dans la Sous-Région ?

‘Plutôt une Zone d’Echange. Une zone oú tous les acteurs font ressortir leurs expériences et expertises, c’est ainsi que j’ai eu  à parler ce matin de pays frontières qui est un concept de la CEDEAO et de l’OUA, l’ancêtre de l’Union Africaine. Ce concept de pays frontières, il s’agit de quoi ? C’est au niveau desfrontières des deux pays qu’ily a des infrastructures dans un pays donné parce qu’il y a une grande vue à côté de la frontière pour qu’il y ait en face un paysoù il y a que des villages car la ville est à 100 kilomètres plus loin. Donc permettre aux habitants de ce pays défavorisé sur le terrain àaccéder aux infrastructures sanitaires, éducationnels etc… qui sont en face, plus proche à cinq kilomètres ainsi de suite et de l’autre côté aussi se sera vice versa. Cette expérience a été réalisée au Mali à deux reprises. Il faudrait poursuivre ce Concept et le développer d’avantage parce qu’il regorge de potentialité de dialogue.C’est un point important, concret de dialogue sur le terrain. Je pense qu’il faut revenir à cela et essayer de le formaliser d’avantage.’

Y A-t-il eu Dans le Passé des Tentatives de Solutionner le Problème Frontalier Entre le Sénégal et la Gambie ?

‘Durant les années 70, il ya eu une opération qui consistait à rechercher la matérialisation des lignes frontalières dans la Zone du Kantora entre le Sénégal et la Gambie. Des bornes ont été trouvées. Des bornes de l’époque coloniale traversaient des villages Sénégalais et des villages Gambiens de sorte que l’on se retrouvait dans un village  avec la ligne frontalière qui était au milieu du village, au milieude la mosquée du village etc… Donc nous avons  retracé ces lignes frontalières coloniales pour déterminer maintenant la vrai frontièreréelle du a cette migration positive disons des populations parce que les lignes frontalièresétaient discontinues avec la fin de l’Epoque Coloniale. Elle continue avec les populations qui ne respectent pas les lignes frontalières : ce sont des problèmes d’ethnies, de cultures, de familles etc… On a pu régler ce problème sans grand dommage.’

Comment Compter Vous à Partir de ce Projet Toucher la Guinée Bissau?

‘Le Projet concerne nos trois pays que sont le Sénégal, la Gambie et la Guinée Bissau. D’ailleurs notre prochain atelier se dérouleraà Bissau. La Guinée Bissau comme la Gambie a eu à jouer un rôletrès important dans le conflit en Casamance et la gestion de la sécuritéà notre frontière. Ceci est la raison pour laquelle elle est partie prenante du projet en cours.’

Les Législations Actuelles sur les Questions Sécuritaires Dans la Sous-Région Sont-Elles Satisfaisantes ou Doivent-Elles Etre Amélioréesà Votre Avis?

‘Je ne pourrais pas dire au sujet des Législations si elles sont satisfaisantes ou pas, mais par contre je pourrais suggérer le renforcement dans le traitement des réunions, des rencontres et de leurs suivis. Si cela se fait, que cela soit une activité permanente de nos Institutions.

Partners West Africa Envisage-t-il de Travailler sur un Projet Visant à Mettre Fin à la Circulation Illicite des Armes aux Frontières ?

‘C’est une transversale des activités de Partners West Africa Senegal. Les projets en général  sont accès sur la Paix, la Démocratie et le Développement Socio-Economique des pays concernés. Tout cela nécessite une paix durable. Lutter contre la circulation illicite des armes constitue une activité importante pour atteindre les objectifs des différents projets.’

Mon General ou Plutôt Monsieur le Président du Conseil d’Administration, le Terrorisme Prend de Plus en Plus d’Ampleur Dans la Sous-Région. Quelles Mesures Appropriées Pour Eradiquer Ce Fléau ?

‘C’est à la fois unsujet vaste et d’actualité qui préoccupe tous les pays de la Sous-Région. Des mesures prises sur le terrain gagne du chemin, mais le terrorisme aussi évolue de différentes manières. Les mesures sont donc à prendre pour lutter contre les ruses. Des mesures sont effective sont en fait appliquer afin de lutter contre le terrorisme. L’éradicationétant un objectif final. Il y a plusieurs phénomènes. Il ya le terrorisme basé sur une religion ou sur d’autres intérêts.Il faut toujours combattre le terrorisme quel que soit la forme sous laquelle il se présente par les armes, par la justice mais aussi par une étude approfondie du phénomène pour tenter de définir les racines même de ce mal. Une chose est essentielle, il ne faut pas être sur la défensive. Il faut égalementintégrer cette notion de développement, de meilleur qualité de vivre des populations ce qui nous ramène a cette notion de sécurité humaine et non plus la sécuritéautrement.’

Quelle Est la Part des Organisations de la Société Civile Notamment de Partners West Africa dans ce Combat Multiforme Contre le Terrorisme Sous Tous Ses Aspects.

‘Les Organisations de la Société Civile (OSC) doivent se constituer en sentinelles de la Démocratie et participantesactrices de la gestion inclusive de la sécurité. Il est vrai que pour avoir une bonne sécurité, il faut un secteur ou un système fiable. Les Organisations de la Société Civile doivent servir de modèles de référence pour ce combat. Les OSC  peuvent aussi avoir des préoccupations politiques bien sûr, mais la notion de Paix et de Développement ne doit pas leur échapper.’

Comment Partners West Africa Envisage-t-Il de Collaborer avec l’ECOWAS sur les Questions Sensibles Comme la Gestion du Tracé des Frontières, une Question Toujours Sensible Dans la Sous-Région ? Quelle est la Part des FDS ?

‘Je vous renvoie à ma réponseà la question numéro quatre que vous m’avez posée tout en ajoutant cependant que nous incluons presque à chaque occasion la CEDEAO et l’Union Africaine dans nos activités. La preuve est quelle ont été invités à cet atelier de Banjul et le seront pour celui de Bissau. Ce sont nos Institutions continentales et régionales qui définissent les théories et les axes à suivre pour nombres de questions relatives à la Sécurité, au Développement et à la Démocratie. Elles sont donc au centre de tous les dispositifs traitants ces questions. Nous avons de très bon rapports avec la CEDEAO et l’Union Africaine’

Que Diriez-Vous en Conclusion. Disons une Conclusion Plutôt Transversale ?

‘La question des frontières tant àêtre une question permanente et située au centre des relations internationales entre pays. Même les pays dits ‘Grandes Puissances’ ont entre eux des problèmes  de frontières. Certains pays abordent ces questions de manière douce en Gentlemen, d’autres  de manières plus brutales. En conséquence de quoi, le dialogue inclusif et permanent s’impose dans ce domaine. Je vous remercie.’

Merci de nous avoir reçu Mon General et excellente continuation dans votre noble chef d’œuvre alors que vous rassemblez et coordonnez les pièces du ‘puzzle’ afin de promouvoir : Paix, Démocratie et le Développent Socio-Economique dans la Sous-Région.

Fin de l’Entretien

Société Civile, à vous de prendre le relais en main.

 


Author: Auteur : Mussa SALLAH