Célébration de la journée mondiale de l’environnement La lutte contre les sachets plastiques toujours un défi en Gambie

Friday, June 08, 2018

En Gambie, par décret entré en vigueur le 1er juillet 2015, l’ancien régime avait interdit l’importation et l’utilisation des sacs plastiques.  Trois ans après, où en est la situation ? Après la chute de Jammeh, l’interdiction est toujours en vigueur, mais son application pose problème sur le terrain. Les sachets non biodégradables ne sont plus importés, du moins officiellement, ils ont été remplacés par des sacs biodégradables pour l’usage quotidien. Mais le suremballage de certains produits de consommation importés, le coût des sacs biodégradables et la vente de certains produits de consommation, comme certains ingrédients poussent souvent les vendeurs à utiliser le sachet plastique, au grand dam des protecteurs de l’environnement qui appellent à renforcer la surveillance et à faire appliquer la loi. 

C’est sous le thème: mettre fin à la pollution des sacs plastiques” que la Journée mondiale de l’environnement a été célébrée en Gambie.

Les environnementalistes ont profité de cette occasion pour tirer la sonnette d’alarme, car pensent  ils, il ne doit pas y avoir de laxisme et de laisse aller auprès des populations. Apres l’alternance dans le pays, beaucoup en Gambie pensent que toute loi coercitive est synonyme de tyrannie. Officiellement, l’importation, la vente et l’usage du sac plastique est interdit en Gambie depuis 3 ans. Mais dans les rayons des marchés, ils sont toujours visibles et pour certains c’est difficile s’en passer

Du cote des autorités, on insiste toujours que l’interdiction d’utilisation de sachets plastiques reste en vigueur et il y a toujours une surveillance, mais on reconnait qu’il faut sensibiliser davantage les populations sur les dangers de l’usage de cette matière non biodégradable et qui causent d’énormes soucis à l’environnement.

Dans la capitale gambienne, il existe plusieurs dépotoirs sauvages. La décharge de Bakoteh préoccupe beaucoup les environnementalistes et les populations riveraines du a la quantité de déchets plastiques incinérée et les exhalaisons qui s’y dégagent.

Dans ce domaine, certains Gambiens sont un peu nostalgique de l’ancien régime, car en 2015, en interdisant l’utilisation de sachets plastiques, le gouvernement de l’époque avait également annoncé une politique de “No Compromise on Environmental Cleanliness “, entendez, une politique de tolérance zéro sur le respect de l’environnement.

C’est dans ce cadre qu’il avait été instauré en Gambie le set settal, le grand ménage sur l’étendue du territoire, le samedi, deux fois par mois, du matin de 9h à 13h. Selon les experts, cette politique a eu ses effets, car le pays avait enregistré des améliorations significatives dans la lutte contre des maladies tropicales comme le paludisme.

Aujourd’hui cela n’existe plus et l’insalubrité prend des proportions inquiétantes.