Actualité nationale: Polémique autour de la visite du président Adama Barrow à Londres

Monday, April 23, 2018

En marge de sa visite à Londres dans le cadre du sommet du Commonwealth qui a pris fin ce vendredi, le président gambien, Adama Barrow a déclaré lors d’un entretien avec des confrères de la BBC que “l’homosexualité n’est pas un problème en Gambie”. Cette déclaration suscite une vague d’indignation sur les réseaux sociaux en Gambie, où l’on dénonce un entretien improvisé. Cela, dans un pays où selon les statistiques, 99% des citoyens sont des croyants (musulmans 94%, chrétiens 5%).

Interrogé ce jeudi dans une émission dénommée “hard talk” par des confrères de la BBC sur le sort des homosexuels et des lesbiennes et sur les lois draconiennes anti-gay adoptées par son prédécesseur, le président Barrow a déclaré que des projets sont en cours pour amender la constitution afin que tous les hommes et toutes les femmes soient traités de la même manière dans le pays.

 “L’homosexualité n’est pas un problème en Gambie, a-t-il réitéré. Il ajoute que la promotion des droits fondamentaux est l’une des priorités de son gouvernement.” Cette déclaration a déclenché une vague d’indignations sur les réseaux sociaux où l’on dénonce des propos à l’emporte-pièce.

Contacté, Baba Ly l’un des imams les plus influents du pays, s’insurge contre cette déclaration en rappelant que l’Islam est fondamentalement contre homosexualité.

Il faut rappeler que Jammeh  avait qualifié les homosexuels et les lesbiennes de vermine lors d’une allocution prononcée à l’Assemblée générale des Nations unies. Il avait menacé de leur trancher la gorge en Gambie. Allant jusqu’à adopté une loi anti-gay, qui stipule une longue peine de prison et l’emprisonnement à vie pour les personnes reconnues coupables de comportement homosexuel.

A noter que cette visite de Barrow en Grande Bretagne, l’ex puissance coloniale est la première depuis son entrée en fonction en janvier 2017

La Gambie est revenue au sein du Commonwealth en février dernier, cinq ans après que le prédécesseur de Barrow avait annoncé le départ du pays de cette institution  qu’il qualifiait de “néocoloniale”.